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RCA: tacle mensonger de diaspora-magazine.com contre la SELEKA

Exemple de mediamensonge dans le contexte de la crise centrafricaineLes spécialistes en médiamensonges le savent bien: si vous voulez que votre mensonge passe comme une lettre à la poste, il faut fabriquer un gros mensonge et il faut le mettre à la vue de tous. Un example parfait de cette technique est un article publié par le média en ligne centrafricain diaspora-magazine.com: "les récentes exactions commises par les groupes armés assimilés aux ex Séléka dans le nord et le nord-est du pays ces mois derniers ont causé un déplacement massif des réfugiés centrafricains vers le Cameroun"

La République Centrafricaine n'est hélas toujours pas prête de voir la fin de sa terrible crise militaro-politique. Les tensions sont présentes partout sur le territoire, donnant lieu à des explosions de violences à la moindre étincelle, malgré les efforts de beaucoup de centrafricains et de la communauté internationale. Les rancunes restent ténacent et chaque occasion est bonne pour salir le camp qui est vu comme ennemi. La presse n'est pas en reste, comme le montre l'exemple de cet article lu sur le site internet diaspora-magazine.com, sous la plume de Herve Serefio.

L'article est censé informer le publique de la signature le 08 novembre d'un accord de partenariat pour la mise en place du  "Projet d’Appui au Retour et à la Réintégration en RCA (PARET/RCA)" entre la Représentation du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés en République Centrafricaine (RCA) et le Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale.

Mais d'entrée de jeu, en style surélevé et mis en couleur bleue alors que le titre est en écriture rouge et le reste de l'article en noir,  le tacle contre la SELEKA est placé de manière que Extrait d'un article du site diaspora-magazine.commême le plus pressé des internautes ne le râtera pas. Le gros mensonge est écrit tout de suite en bonne place, de manière si soudaine qu'un lecteur non averti emportera dans tous les cas dans son subconscient la principale Résultat de recherche d'images pour "carte réfugiés rca""information" que l'auteur veut transmettre: des groupes armés assimilés à la SELEKA ont commis récemment des exactions dans le nord et le nord-est du pays qui "ont causé un déplacement massif des réfugiés centrafricains vers le Cameroun".

Il n ya pas eu récemment de "déplacement massif des réfugiés centrafricains vers le Cameroun". Les réfugiés centrafricains au Cameroun y sont arrivés depuis quelques années maintenant, et sont installés dans des camps.

Regardez bien la carte de la RCA ci-contre: le Cameroun n'est pas situé au "nord et le nord-est" du pays. Par conséquent si des réfugiés devaient fuir à partir de ces zones, ils se réfugieraient soit vers le Tchad, le Soudan ou le Sud-Soudan, ou bien ils iraient grossir les nombreux camps de réfugiés internes sous protection de l'ONU.

Il y a bien eu de graves violences en République Centrafricaine ces dernières semaines, mais elles étaient concentrées autour de Bangui, dans la région de Bambari et à Kaga Bandoro. Des groupes armés affiliés à la SELEKA y ont été bel et bel mêlés, les milices anti-balakas y participaient tout autant et de manière plutôt offensive. Des civils innocents de tous les côtés y ont hélas perdu la vie et certaints on dû quitter leurs lieux de résidence pour se mettre à l'abri vers des camps internes protégés par la Minusca. Selon des informations fournies par les population locales, à Bangui et dans la région de Bambari les groupes "armés assimilés aux ex-SELEKA"  étaient plutôt intervenus pour protéger des civils sans distinction d'origine.

Tout le reste de l'article s'assimile à la reproduction d'extraits d'un communiqué de presse d'un organisme des Nations Unies, preuve que l'introduction citée ci-dessus a été placée, en rupture totale avec le ton de la suite qui est plutôt porteur d'espoir de résolution de la crise, uniquement pour incriminer négativement la SELEKA. Nulle part l'article ne développe avec des élements de preuve convinquants l'accusation portée à l'introduction.

Pour un observateur extérieur attentif du traitement de la crise centrafricaine par les médias locaux, ce type de médiamensonge est malheureuement fréquent et constitue un des principaux obstacles à la réconciliation. Les excitations à la haine et à la vengeance inondent le paysage médiatique et rendent quasi impossible la perception des appels à la réconciliation et au pardon.

 

Écrit par Roufaou Oumarou

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