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Buhari à propos de sa femme: "elle fait partie de ma cuisine"

Mr. et Mme Muhamadu Buhari, le couple présidentiel nigérian"Elle fait partie de ma cuisine, et mon salon et l'autre chambre", répond le président Muhamadu Buhari du Nigeria à un journaliste qui lui demandait à quel parti appartient sa femme.

Une réponse prise au premier dégré par les médias, mais qu'il faut comprendre dans un tout autre sens, en se rappellant la grande expérience politique du général et de la culture africaine dans laquelle il a grandi.

Dans une interview à la BBC, madame Buhari avait publiquement critiqué certains aspects de la politique de son mari, notamment dans les nominations de hauts fonctinnaires qui seraient incompétents et que le chef de l'Etat ne connaitrait pas suffisamment. Selon la BBC, elle aurait ménacé de ne plus le soutenir aux prochaines élections présidentielles si les choses ne changent pas.

L'épouse d'un chef d'Etat en exercice, de plus dans une phase difficile de son mandat, qui critique publiquement son mari, fait rapidement les choux gras des médias et d'une opinion publique friande de scandales. En Afrique c'est un phénomène très rare qui peut avoir un éffet catastrophique sur la réputation du président. Sur un plan communicationel c'est un coup désastreux qui peut se retourner contre tout son cas et endommager sa crédibilité. On peut être sûr que les équipes de communication de la présidence et du gouvernement nigérian ne manqueront pas d'attirer l'attention de madame Buhari sur cette aspect des choses.

Comment réagir alors dans une telle situation, surtout lorsque le président est en visite officielle à l'étranger et  qu'il voudrait bien entendu éteindre la polémique sans perdre la face et sans faire perdre la face à sa femme qui aurait dû choisir les canaux "internes" de communication pour critique sa politique ?

La pire réponse serait soit d'entrer dans une polémique par médias internationaux interposés, soit de refuser de répondre avec le prétexte que c'est une affaire interne.

C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre la réponse du président Buhari, d'abord par le rire, puis de manière décontractée: "je ne sais pas à quel parti elle appartient, mais elle fait partie de ma cuisine, et mon salon et l'autre chambre".  Cela veut dire à la fois, ce n'est pas votre problème, c'est une personne qui fait partie de mon cercre familial le plus intime et quel que soit ce qu'elle dit elle fera toujours partie de ceux qui me sont les plus proches. 

Contrairement à ce qu'une interprétation "feministe" pourrait laisser penser, le général Buhari n'a pas voulu suggérer que la place de la femme est à la cuisine, car une telle interprétation serait contraire aux convictions politiques qu'il a affiché en la matière jusqu'ici. "Je revendique des connaissances supérieures aux siennes et à celles du reste de l'opposition car j'ai gagné" avait-il ajouté comme pour souligner qu'il est prêt à la discussion dès qu'ils seront dans un cadre approprié.

 

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