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RCA: un plan de sécurisation du bétail et de la transhumance bientôt en place

Le bétail et la transhumance, maillons essentiels pour l’économie Centrafricaine "La règlementation de la transhumance, la sécurisation de la transhumance et la protection des civils, la méthodologie des barèmes de règlements de conflits entre agriculteurs et éleveurs" ont été au menu de la troisième réunion de la plateforme centrafricaine de pastoralisme et de transhumance, tenue à Bangui du 10 au 11 novembre 2011.

Organisée par le Fonds des Nations Unies pour l’Agriculture (FAO) et de la MINUSCA, elle a permis aux differents acteurs d'adopter un plan qui sera mis en place très prochainement par la Minusca et qui permettra de sécuriser les principaux corridors de transhumance du pays.

« Le problème de la transhumance, c’est, au-delà des violences qu’on voit, c’est vraiment économique parce que le bétail représente de l’argent. Et les groupes armés, aujourd’hui, vivent de taxes illégales prises sur les éleveurs » dit le docteur Bakary Cissé, coordonnateur Transhumance à la FAO. Il est membre de l’équipe qui a identifié les points chauds dans le pays et localisé les groupes armés qui s’attaquent aux éleveurs.

« Sur les axes qui sont problématiques, il y aura des patrouilles fréquentes. Il y aura des contingents qui seront positionnés aux alentours des bases de groupes armés pour les empêcher de mouvoir et de suivre un peu les mouvements » explique le Docteur Cissé.

«La problématique de la transhumance en RCA a été marquée par des violences intercommunautaires » explique de son côté Jean-Alexandretrès Scaglia, représentant également de la FAO.  À cause de ces violences un secteur qui représentait 15% du PIB national et 35 % du PIB agricole a été très gravement mis mis à mal.

L'élevage répresente donc un secteur clé de l'économie centrafricaine et un souci prioritaire dans la recherche des solutions pour le retour à la Paix dans le pays. La Plateforme Nationale de Pastoralisme et de Transhumance  a été mise en place lors d’une première réunion du 03 au 04 novembre 2015 pour féderer toutes les bonnes volontés et trouver des solutions durables à la crise dans son secteur. Elle est constituée d’institutions étatiques et privées, de la société civile, des ONGs ainsi que des Forces de sécurité. Son objectif est de "mener des réflexions pertinentes pour que la pratique des activités agropastorales et de la transhumance se déroulent avec moins de problèmes dans l’intérêt commun des agriculteurs et des éleveurs".

Lors de sa seconde réunion du 02 au 03 Juin 2016, la plateforme a fait des recommandations, dont, la réhabilitation partielle de l’abattoir frigorifique de Bangui. Un projet a été élaboré à ce sujet et déposé à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

La troisième réunion permet de faire le suivi de ces recommandations et de réfléchir sur les actions pour favoriser le bon déroulement de la transhumance 2016-2017. Il s’agit entre autres, de finaliser la révision de l’arrêté portant règlementation de la transhumance en Centrafrique, de définir la composition des comités locaux de médiation entre éleveurs et agriculteurs, de finaliser l’élaboration des barèmes de dédommagement des cultures et de tuerie des animaux, d’adopter une stratégie pour la réussite des campagnes de vaccination pour les animaux et d’élaborer un plan de sécurisation de la transhumance 2016-2017.

Cependant en République Centrafricaine tout le monde n'est pas totalement convaincu de l'éfficacité du plan annoncé à l'issue des travaux de la plate-forme.  Lamido Issa Bi Amadou, le porte-parole des chefs traditionnels peuls de Centrafrique, est par exemple de ceux qui sont scéptiques. « Moi, je pense qu’il faudrait, au niveau du pays, créer des brigades nomades, des brigades mobiles chargées uniquement de protéger les éleveurs pendant la période de transhumance », fait-il savoir.

Tout le monde est dans tous les cas d'accord que la protection des éleveurs, la sécurisation des principaux corridors de transhumance, la mise en place de mécanisme et des procédures pertinents pour le réglement pacifique de conflits entre éleveurs et agriculteurs et le retour des éleveurs qui ont dû fuir leurs zones d'élevage doivent être des priorités essentielles de toute stratégie de rétour à la Paix et de Réconciliation en République Centrafricaine.

 

Écrit par Roufaou Oumarou

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