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RCA: 3 éleveurs peuls assassinés à Bangui

Eleveurs peuls assassinés 
à Bangui Les massacres barbares de civils continuent en RCA. Hier c'étaient 4 personnes, parmi lesquels 3 éleveurs peuls qui faisaient paître leurs boeufs devant l'abbatoir dans le 6ème arrondissement de la capitale centrafricaine, et un jeune homme, qui furent tués suite à l'assassinat par balles d'un Officier de l'Armée, le Commandant Marcel MOMBEKA près du PK5, le quartier "musulman" assiégé par les milices anti-balaka dépuis le début de la crise en 2013.

L'Officier des forces armées centrafricaines (FACA) a été abattu au KM 5 par trois individus à moto alors qu'il se rendait en voiture à son travail. Transporté d’urgence à l’hôpital communautaire de Bangui, il a vite succombé à ses blessures.

Une enquête a été ouverte pour identifier les assassins qui avaient réussi à s'échapper, mais sans attendre les résultats de cette Commandant des FACA Marcel MOMBEKA tué à Bangui enquête les extremistes anti-balakas et certains membres des forces armées centrafricaines ont vite fait de pointer du doigt vers les "extrémistes du km5", expression vague qui peut désigner aussi bien des groupes armés comme 50/50 mais qui peut aussi être utilisé pour désigner les civils musulmans assiégés depuis 4 ans dans le quartier commercial de Bangui.

Les miliciens anti-balaka ont tôt fait de prendre prétexte de cet assassinat crapuleux pour se lancer à la chasse aux civils musulmans dans Bangui et ailleurs dans le pays. Certains médias de la haine mettent de l'huile au feu. Ainsi un article publié en ligne la rédaction du média Kadéï Vox écrit "depuis hier, on observe une riposte des antibalaka du coté de CATTIN et BOEING et les ripostes des FACA" alors que l'assassinat a eu lieu aujourd'hui! Il continue "les antibalaka et les frères d'arme du commandant Mombéka, se disent prêts à affronter les casques bleus qui tenteraient de les empêcher à faire face à une réaction belliqueuse. Car, ces casques bleus sont toujours de connivence avec les hommes armés proches de la séléka."

C'est dans une telle ambiance de haine que 4 paisibles citoyens ont perdu la vie, éloignant une fois de plus toute perspective de retour à la Paix en RCA. 

Depuis plus d'une décennie la Centrafrique est en guerre civile permanente et lorsqu'en 2013 les rebelles du groupe Séléka (mot sango qui signifie coalition), composé majoritairement de musulmans du nord du pays, ont prix le pouvoir après avoir renversé le Général François Bozizé, des forces loyales à ce dernier se sont alliés à des miliciens connues sous le nom d'anti-balaka pour s'attaquer à toute la communauté musulmane du pays. Des dizaines de milliers d'hommes, femmes et enfants furent massacrés, quelques centaines de milliers se sont réfugiés dans les pays voisins comme le Cameroun ou le Tchad. La sitution n'a pu être quelque peu stabilisée que par l'intervention massive du contingent des Nations Unis, la MINUSCA, et des forces françaises sous le nom de code SANGARIS.

Une élection présidentielle a eu lieu début 2016, gagnée par l'actuel président Faustin-Archange Touadéra, mais le pays est encore très loin de la Paix.

Écrit par Roufaou Oumarou

Des viols à l'esclavage, des nomades racontent la violence des antibalakas en Centrafrique

Le capitaine Guerandi Mbara