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Peuple ESU contre Danpullo: ce 13 octobre les yeux du monde rivés sur le Tribunal de Grande Instance de Bamenda

Baba Danpullo et son homme de main Sale UmaruLa journée de ce 13 octobre 2016 entrera-t-il dans les annales judiciaires camerounaises comme un jalon important de la marche du pays vers l'Etat de droit ou sera-t-il une journée de défaite de la Justice face à la puissance de l'argent et des reseaux occultes ? 

Devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bamenda (Bamenda High Court) seront jugés 4 jeunes gens du peuple ESU (Nord-Ouest) pour un crime qu'ils nient farouchement avoir commis et sous l'accusation duquel ils sont emprisonnés depuis 6 mois. Derrière leur arrestation se trouve un baron du RDPC (parti au pouvoir), multimilliardaire et familier de ce type de coups pour briser ceux qui lui résistent: Baba Ahmadou Danpullo (BAD).

Les jeunes, au nombre de 9 au départ, furent arrêtés fin avril 2016 à ESU et transférés à la prison de Bamenda. BAD les accusaient, via son homme de main Sale Umaru, d'avoir incendié des huttes illégalement construites et que l'Etat du Cameroun a fini par faire détruire la semaine dernière, sur le terrain de son ranch qui fait l'objet de la guerre ouverte entre lui et le peuple ESU soudé derrière son Roi. Sale Umaru est le fils de feu Arɗo Umaru de Wum qui se retournerait dans sa tombe s'il connaissait avec qui son fils s'est allié pour spolier des habitants de la région de leurs terres et de leurs animaux.

Une enquête officielle de la gendarmerie de la ville de Zhoa (département de Menchum, region du Nord-Ouest) a montré que Sale Umaru a lui-même amené des hommes venus d'ailleurs qui ont mis le feu aux huttes en question et puis il a monté un scènario pour accuser les jeunes leaders ESU.

4 jeunes ESU arbitrairement déténus sur instigation de DanpulloImmédiatement après l'incendie BAD et ses hommes de main avaient directement pointé du doigt les leaders du mouvement de résistance pacifique contre son projet d'élargissement de son ranch. Parmi les personnes accusées figurait un enseignant du nom de Redemption Ngwoh. Au total donc 9 personne seront arrêtées.

Pendant leur détention Sale Umaru leur rendra personnellement visite à la prison de Bamenda pour tenter de les faire signer des aveux preparés accusant le fils du Fon (le Roi d'ESU) de les avoir envoyés pour bruler les huttes. Mais sa démarche échouera, car les jeunes refuseront de signer.

Un premier juge décidera que le tribunal de Bamenda n'était territorialement pas compétent pour juger de cette affaire, suite à quoi 5 d'entre eux, dont Redemption Ngwoh seront libérés, mais de manière incompréhensible 4 personnes resteront en détention.

Dans un autre développement, entre temps Sale Umaru enverra une lettre aux autorités accusant le Fon d'atteinte à la sécurité nationale. Pour appuyer ses affirmations il amenera deux jeunes ESU, Kenah et Kelly Gham, à Bamenda rencontrer un juge et, selon des déclarations faites sous serment par le jeune Kenah devant un avocat de Bamenda du nom de Sulle Zacherie, le souverain aurait commandé et fait entrer au Cameroun des armes à partir du Nigeria afin d'attaquer la Gendarmerie nationale. Chacun peut s'imaginer où une telle accusation amenerait le Fon s'il y avait un soupçon de vérité, dans ce contexte de lutte anti-terroriste. Le complot échouera parce que le deuxième jeune, Kelly sera pris de remords et ira lui-même tout avouer au souverain du peuple d'ESU.

Alhadji Baba Danpullo se comporte comme le président bis du Cameroun, avec le pouvoir d'emprisonner qui il veut et quand il veut, de saisir des terrains et des animaux comme dans l'épisode de sa tentative d'interdire les ventes de chevaux dans le nord-ouest, épisode où il avait effectivement fait saisir des animaux et comploté pour mettre en prison des citoyens mbororo qui avaient osés resister. Mais peu à peu les autorités camerounaises commencent à en avoir assez et à lui montrer la ligne rouge à ne Lettre de dénonciation calomnieuse de Sale Umaru contre le Fonpas franchir. Ainsi la semaine dernière, en application de décisions de justices restées lettre morte pendant des années, les autorités administratives ont fait démolir plusieurs constructions illégales sur son ranch, dont ce qui reste des huttes pour lesquelles les 4 jeunes gens sont emprisonnés depuis le mois d'avril, et l'ont forcé à rétirer de centaines de têtes de boeufs de la ville d'ESU.

Ce 13 octobre 2016 de centaines de citoyens d'ESU convergeront vers le TGI de Bamenda dans l'espoir de voir la Justice libérer leurs 4 fils contre lesquels aucune preuve matérielle ni aucun témoignage crédible n'a été apporté. Les 4 jeunes leaders de la société civile doivent être libérés et ce sont Baba Danpullo et son homme de main Sale Umaru qui doivent répondre de leurs actes devant la Justice.

Kelly Gham

 

 

Écrit par Roufaou Oumarou

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