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Cameroun: les éleveurs au bord du gouffre

Cameroun: les éleveurs au bord du gouffre"Ici dans l'Adamaoua c'est le désespoir chez tous les éleveurs, la chute de nos revenus est vertigineuse. Combinée à la crise du transport c'est la mort!". Un véritable cri qu"on entend presque partout dans le Nord-Cameroun.

Les éleveurs sont inquiets à cause de la baisse catastrophique du prix des bovins ces derniers mois alors que bizarrement le prix du kilo de viande reste toujours élevé. La cause principale de la catastrophe est l'ouverture massive des frontières aux boeufs venus du Soudan et du Tchad, décidée semble-t-il par le Ministère de l'Elevage camerounais.

Aujourd'hui un taureau qui se vendait autour de 500 00 fcrfa se négocie entre 250 000 et 350 000 fcfa. La chute du prix des animaux est de l'ordre de 20 à 50% en juste quelques mois. L'effet est brutal, et peut-être mortel pour toute la filière bovine camerounaise.

En même temps le prix du kilogramme de viande reste à un niveau élevé: un kilogramme de viande sans os se vend à 2000 fcfa à Ngaoundéré, tandis qu'un kilogramme de viande avec os coûte 1600 fcfa, aussi chère qu'avant la chute du prix des animaux. Les bouchers font une bonne affaire, mais pour les mènagères ordinaires et notamment les familles des éleveurs qui voient leurs recettes chuter, l'effet est catastrophique.

Qu'est-ce qui explique cette chute des prix qui mets en danger toute la filière bovine camerounaise et plonge de centaines de millions de personnes dans la misère ?

Les uns et les autres avancent plusieurs raisons, dont la principale et la plus incompréhensible est l'ouverture des frontières du Cameroun aux animaux venus de pays étrangers, aussi éloignés que le Soudan. Selon plusieurs interlocuteurs que nous avons joints au Nord-Cameroun, c'est le Ministre de l'Elevage en personne, le Dr. TAÏGA qui aurait prix la décision de faire entrer les animaux des pays voisins, pour faire baisser les prix de la viande au Cameroun. Difficile de vérifier l'information, mais si elle est vraie, comment expliquer alors que le prix de la viande ne baisse pas ? Qui profite de la nouvelle situation ? 

Dans le passé le gouvernement camerounais a plutôt protégé et tout fait pour favoriser l'élevage camerounais: quelle est la cause du changement de stratégie qu'on voit aujourd'hui  pour ruiner cet élevage ?

En principe les éleveurs, ainsi que ceux qui veulent investir dans l'élevage, pourraient en profiter pour acheter des bovins et se constituer des troupeaux en attendant qu'un jour les prix rémontent, mais hélas cela n'est pas possible à cause de l'insécurité qui règne dans l'Adamaoua, notamment avec les enlèvements récurrents des bergers suivis de demande de rançon. Les villageois fuient en masse vers les villes, rendant impossible de trouver des bergers qui pourraient garder les animaux sur le moyen et le long terme.

Le Nigeria avait été un marché intéressant pour les boeux camerounais, mais le terrorisme de Boko Haram a tué ce marché, parce que d'une part les frontières sont pratiquement fermées, et d'autres parts l'insécurité empêche la mobilité des troupeaux dans la zone frontalière.

Un malheur ne venant jamais seul, le deuxième secteur principal d'activité de l'Adamaoua, qui est le transport, se trouve aussi au bord du sinistre. "Les Camions sont à l'arrêt", nous dit un de nos interloccuteurs, car la baisse de récettes de l'élevage a des répercussions profondes sur toutes les activités. La consommation des produits manufacturés est en baisse, ce qui entraine aussi la baisse des activités des transporteurs.

Les éleveurs ont encore l'espoir que les pouvoirs publiques sauront prendre rapidement des mesures urgentes et énergiques pour stopper l'hémorragie, sinon à l'insécurité s'ajoutera l'appauvrissement général des populations dans toutes les zones d'élevage du Cameroun, ce qui plombéra l'activité économique dans tout le pays.

 

 

Écrit par Roufaou Oumarou

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