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Les nombreux silences coupables de Gon Coulibaly: la rhétorique victimaire et mensongère du Journal L’Expression

Les nombreux silences coupables de Gon Coulibaly: la rhétorique victimaire et mensongère du Journal L’Expression

par Franklin Nyamsi, Professeur agrégé de philosophie, Paris, France
 
Lévi-Strauss, le célèbre anthropologue français du siècle passé, observait à juste titre : « Le barbare, c’est celui qui croit à la barbarie. » L’acte symbolique du barbare commence toujours par la déchéance d’humanité infligée à sa victime. L’Autre du barbare est jugé barbare, parce que le barbare voit le monde tel qu’il est lui-même : un barbare.  De même, nous pouvons parodier cette formule en disant de la presse de Gon Coulibaly et de ses porte-plume : « Les coupables, ce sont ceux qui crient spontanément au coupable ».  En se passant pour des victimes, leurs cris d’orfraie révèlent qu’ils sont en réalité les agresseurs délibérés de la relève générationnelle ivoirienne. Que nul ne se laisse enchanter par les sirènes faussement conciliantes de ces confiscateurs  annoncés de la res publica !  Cette presse gonienne semble être décidée à inventer des crimes, à susciter par miracle des criminels et donc des coupables à tout prix, afin d’organiser toute honte bue, des exécutions sommaires dans le champ politique ivoirien.  En effet, il n’est que de lire les Une et les dossiers de rédactions successifs que le journal l’Expression, à la solde de l’actuel premier ministre, réserve régulièrement au Chef du Parlement ivoirien.   On comprend alors la supercherie en cours.
 
 L’axe de la communication de Gon est  clairement inquisitoire. Point besoin d’être un as de l’exégèse pour  comprendre que l’acharnement à s’attaquer à la stature historique, à la résilience politique et à la disponibilité destinale de Guillaume Soro en Côte d’Ivoire, n’est que la face visible d’un iceberg de plans de nuisance sans limites. Il s’agirait bel et bien, comme certains l’ont clairement énoncé lors des pré-congrès du RDR, de « briser Soro ». Ces stratagèmes, qui combinent la calomnie et la diffamation, les accusations délirantes et mensongères, les confusions les plus furieuses, avec in fine, le projet de briser une ascension jugée trop fulgurante par un éventuel auto-complot bien huilé, relèvent clairement des méthodes des compagnons d’Amadou Gon, avec sa propre bénédiction tacite et parfois même explicite. A la Une de la Presse de Gon Coulibaly ce lundi 16 octobre 2017, on pouvait en effet lire : «  Injures contre le PR, le PM, et le

L'expression n° 2387 du 16/10/2017

 Gouvernement. Le silence coupable de Soro. Le PAN se rend comptable des dérives de ses partisans. » Pour nourrir la réflexion des citoyens sur la méthode dilatoire des compagnons de l’actuel Premier Ministre ivoirien qui reflètent bien sa démarche empreinte d’insincérité chronique,  nous répondrons ici à trois questions :
1) Les injures contre le PR, le PM ou le Gouvernement ivoiriens sont-elles réellement des faits ?  
2) Et si nous montrions que lesdites injures n’en sont pas, mais relèvent plutôt de la libre expression démocratique, que dire des actes primordiaux de Monsieur Gon et compagnie, et des trop nombreux silences antérieurs du premier ministre actuel, qui ont occasionné les réponses du berger à la bergère des soroïstes ?
3) A quelles conditions une véritable voie d’apaisement est-elle réalisable, quand la presse de  Gon Coulibaly persiste à croire qu’elle peut broyer du Guillaume Soro en permanence tandis que le silence apeuré régnerait sur toutes les colonnes ?

L’empirisme défectueux du Journal de Gon Coulibaly : le tri sélectif des faits…

Les rédacteurs du n°2387 de l’Expression ont voulu s’abriter cette fois-ci derrière un précepte méthodologique apparemment louable : «  des faits, rien que des faits », clame le sieur Aboubacar M’bah. Devant une telle bonne volonté de s’en tenir aux données factuelles, on donnerait volontiers le bon Dieu sans confession à nos porte-plumes de la gonerie. Mais c’est en examinant les faits supposés d’injures contre le PR, le PM et le Gouvernement qu’on découvre le pot aux roses. Le Journal de Gon Coulibaly ne cite jamais les actes offensifs des siens. Il monte en épingle les réactions des soroïstes, comme des événements sans queue ni tête, qui seraient advenus sans processus causal. Des effets sans cause. Des miracles même, dirait-on.  Allons donc aux soi-disant faits d’injures et voyons ce qu’il en est, à l’examen de la raison critique.
 
Le samedi 9 juillet, Le Président de la République et mentor du RDR aurait été traité de « père injuste » par l’ex-député Konaté Zié. Demandons-nous : constater une injustice, est-ce en insulter l’auteur ? A l’évidence, non. Konaté Zié s’est justement fondé sur des faits : l’absence de fonction digne du Président de l’Assemblée Nationale dans son propre parti, le RDR ; l’absence d’écoute et de reconnaissance envers les Forces Nouvelles, qui ont sué eau et sang pour que le Président Ouattara exerce effectivement le pouvoir ; l’épuration ministérielle des cadres issus des Forces Nouvelles, à compter de 2012, du gouvernement ivoirien, avec un passage sec de 9 ministres en 2007 à 0 ministres en 2017, en plein régime RDR. Ne sont-ce pas les véritables faits sur lesquels, entre autres vexations aisément vérifiables, l’ex-député Konaté Zié s’est basé à l’Hôtel Bellecôte pour appeler au nom de l’UDS, le père de la famille RDR, le Président Alassane Ouattara à être juste ?  Demander que justice soit rendue aux spoliés et exclus du RDR, est-ce insulter ceux qui peuvent justement mettre fin à cette dérive inféconde pour un parti qui fut porté sur les fonts baptismaux pour combattre toutes les discriminations ?
 

Amadou Gon Coulibaly

Le mardi 22 août 2017, nous dit-on, Félicien Sékongo, Secrétaire Général de l’Amicale des Forces Nouvelles (AFN) affirme que le RDR tient des propos « tendancieux, attentatoires à l’unité nationale ». La presse d’Amadou Gon Coulibaly y voit encore des injures. Mais comment peut-on mieux qualifier la déclaration du ministre d’Etat Hamed Bakayoko, numéro 2 du gouvernement Gon, recevant des cadres de Mankono,  le samedi 17 juin 2017:
 
« Dans toutes les familles, il y a des problèmes. Regardez nos frères au Centre. Sur deux ou trois de leurs fétiches, ils ne s’amusent pas. Le président Bédié, il est tombé par un coup d’Etat. Il est parti en exil. Il est revenu. Il n’a jamais bougé. Aujourd’hui, ce sont ses frères derrière lui qui font sa force. Là-bas, on peut jouer avec mille choses. Tant qu’il n’a pas dit un, çà ne bouge pas. Et c’est important. Vous n’allez jamais voir les gens de chez lui aller contre lui ou lui manquer de respect. Celui qui vient de partir (Laurent Gbagbo, NDLR), depuis qu’il est parti, ses gens disent, on l’attend. Mais, nous, notre propre président pour qui on s’est battu. Il est là. C’est nous-mêmes qui sommes en train de le déshonorer. Tout ce qui s’est passé récemment, quand on regarde dans le groupe, c’est un enfant de Touba, un enfant d’Odienné, de Korhogo… qui est au cœur,  parce que chacun est dans son coin. Personne ne parle à son fils, à son frère, à son cousin, et on est là à s’opposer.»
 
Comment ne pas voir dans cet appel à la soumission politique des citoyens sur des bases ethniques, la pire des dérives attentatoires à l’unité nationale ? Félicien Sékongo n’a fait que décrire les faits. Il n’a insulté personne. Les Ivoiriens du nord, en tant que citoyens, ont le droit, dans le respect de la constitution, d’être s’ils le désirent des opposants politiques ! Seraient-ils des esclaves  d’un clan ou d’un parti ? Ô que nenni !
 
Le journal de Gon Coulibaly charge à nouveau le ministre Méité Sindou du grief d’injure. Au motif qu’il aurait présenté le Président Ouattara comme un homme fermé à la discussion et au dialogue, et qui déciderait tout au RDR, ne laissant aux autres que le choix de s’exécuter. Qu’a –t-on vu lorsqu’à la veille du congrès de ce parti,  à peine deux jours avant son ouverture, le mentor convoquait ses cadres pour leur communiquer ses décisions quant au dit congrès ? Qu’a-t-on vu lorsqu’ayant pratiquement renoncé à l’offre de présider de nouveau aux destinées du parti, le mentor n’en a pas moins procédé, devant tous ses militants éberlués, à des nominations urbi et orbi des cadres de la nouvelle direction ? N’a-t-on pas vu le Président de l’Assemblée Nationale, issu du RDR, être convoqué à la va-vite le 4 septembre 2017, pour un Congrès qui commençait 5 jours plus tard, comme pour venir jouer les figurants au spectacle écrit d’avance sans sa contribution ?  C’est sur cette congruence de faits, auxquels s’ajoutent les limogeages massifs de cadres soroistes sur ordre du Président Ouattara, que méité Sindou s’est humblement et raisonnablement basé pour parler de « dérives autocratiques ». Qui dit mieux ? Ce sont des faits !
 
Mercredi 27 septembre 2017, Franklin Nyamsi, votre serviteur, publie dans le journal Nord-Sud, un modeste 

Guillaume Soro & Soul to Soul

article sous le titre« L’hystérie du Gang de Gon Coulibaly mise à nu ». Il s’agissait, ni plus ni moins que d’une réponse du berger à la bergère, puisque le journal de Gon Coulibaly, depuis le mois d’août notamment, s’était installé dans une aisance langagière incongrue envers le Président de l’Assemblée Nationale et ses compagnons que nous sommes. La veille, le journal aux petits soins du Premier Ministre actuel écrivait tranquillement en UNE: « L’arrogance de la bande à Soro ». Les membres d’une bande étant en langue française des bandits, le chef de bande est donc supposé être le Chef bandit.  Une bonne volée de bois verts n’était-elle pas due à toute cette engeance imbue de son pouvoir ? On nous traitait depuis des mois d’être des bandits. N’était-ce pas ainsi que la presse de Gon Coulibaly traitait le leader des Forces Nouvelles, fer de lance de l’accession du Président Ouattara au pouvoir effectif en avril 2011 dans le cadre des FRCI où elles se sont fondues ?  Nous nous sommes alors appliqués à relever les faits en vertu desquels pour notre part, les méthodes du Premier Ministre le plus confligène de l’ère Ouattara relevaient de la colère hystérique et des voies de faits des gangsters : donner à ses collaborateurs libre champ pour financer des articles infâmants contre Guillaume Soro, limoger comme aucun Premier Ministre ivoirien avant lui, des cadres proches de Guillaume Soro, c’est confondre l’art de gouverner avec l’abus de pouvoir. Je me suis attaché à montrer justement pourquoi ce type de manière d’aborder la cité débouche naturellement sur la méfiance de tous envers tous, et malheureusement, le retard de la consolidation de la paix et de la prospérité nationale.  Et quant aux ministres Hamed Bakayoko et Amadou Soumahoro, je les ai explicitement cités dans le texte, quand l’un comme l’autre, sans porter de gants, ont impunément rué dans la compagnie Soro, sans la moindre désapprobation connue de leur hiérarchie. La presse d’Amadou Gon ne révèle-t-elle pas tout simplement son hostilité à la moindre critique ?
 
Enfin, la Presse de Gon Coulibaly croit avoir trouvé un ultime fait d’injure dans la déclaration de Félicien Sékongo le 8 octobre 2017, la veille de l’arrestation du citoyen Koné Kamaraté Souleymane, dit Soul to Soul, Directeur du Protocole du Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. Le secrétaire général de l’AFN indiquait son inquiétude devant ma volonté manifeste du Président Ouattara d’orchestrer la justice pour emprisonner notre valeureux camarade Soul to Soul. Or donc : la prévention de Sékongo ne s’est-elle pas vérifiée dès le lendemain ?  Sur ordre du Président Alassane Ouattara, Soul to Soul croupit bien depuis le 9 octobre 2017 à la MACA d’Abidjan, après y avoir séjourné pour la 1ère fois en 2000, pour la cause d’Alassane Ouattara, alors en exil pour échapper lui-même à l’époque aux geôles du régime Gbagbo d’alors.  En voulez-vous la preuve formelle, de cette décision d’Ado ? Ce n’est pas seulement la superficialité des motifs allégués par le Procureur Adou, aux ordres naturellement du ministre de la justice, du premier ministre et du Chef de l’Etat. En effet, tout le monde sait à présent que les armes stockées au domicile bouakéen de Soul to Soul appartiennent bel et bien au dispositif de défense stratégique des Forces Républicaines de l’Etat de Côte d’Ivoire, comme d’autres caches d’armes situées chez de nombreux partisans de l’actuel Chef de l’Etat. Tout le monde sait aussi que Soul to Soul n’a jamais tenté de renverser le Président Ouattara, pour la simple et bonne raison que le Patron de Soul to Soul, Guillaume Soro, n’a jamais esquissé un tel projet. De 2007 à 2010, Soro organise les élections qui verront Ouattara prendre le pouvoir. De 2010 à 2012, il est Premier Ministre et Ministre de la Défense. Pendant la crise de 2010-2011, c’est lui qui assure la sécurité du gouvernement du RHDP en entier au Golf Hôtel d’Abidjan. Tous en sortent contents et satisfaits. S’il ne renverse pas le Président Ouattara quand il dispose de l’appareil sécuritaire, quel intérêt Guillaume Soro aurait-il à le faire alors même que le Peuple de Côte d’Ivoire approuve massivement son engagement républicain actuel pour le pardon et la réconciliation ? Quel intérêt un combattant de la liberté comme Soro aurait-il à renverser un régime légitime et légal, alors même que le but de son combat historique fut de voir le peuple ivoirien choisir librement ses dirigeants, sans exclusion aucune ? Manifestement, aucun intérêt.

Et la Presse de Gon Coulibaly d’avouer que le Président Ouattara est l’auteur de l’arrestation de Soul to Soul…

C’est la cerise sur le gâteau de l’ignominie. On nous a servi, dans les énoncés hâtifs du Procureur Adou,  la thèse d’une affaire purement judiciaire le 9 octobre 2017. On a envoyé un porte-parole du gouvernement jurer ses grands dieux que le Président Ouattara était même à la limite très content de son compatriote Chef du Parlement. Mais voici qu’un joli lapsus freudien de la presse de Gon Coulibaly vient tout révéler au grand jour.
 On peut mentir à tout le peuple une partie du temps, ou à une partie du peuple tout le temps, mais jamais à tout le peuple tout le temps, disait Lincoln.
 
Alors même que tout citoyen perspicace et bien informé sait désormais que Soul to Soul est en réalité l’otage d’un odieux chantage orchestré par le régime Ouattara pour empêcher Guillaume Soro d’avoir quelque ambition pour l’année présidentielle 2020, voici que L’Expression, le Journal  de Gon Coulibaly vient confirmer l’analyse de la situation délivrée par la récente lettre aux Ivoiriens de Soul to Soul depuis la prison. Citons l’Editorial de L’Expression du 16 octobre 2017 :
 
« Le seul qui peut sortir Soul to Soul de prison et desserrer la pression sur Soro s’appelle justement Alassane Ouattara parce que justement, il n’y a pas deux  présidents en Côte d’Ivoire. Lui seul et personne d’autre ne peut les absoudre. La solution se trouve dans la Case (le RDR) ».
 

Quel aveu de taille ! Ce n’est donc pas une affaire de cache d’armes, mais un règlement de comptes politiques ? On apprend de la presse du Premier ministre que c’est le Président Alassane Ouattara seul qui peut libérer Soul to Soul parce que c’est lui-même qui l’a fait emprisonner. Soul to Soul a donc bien raison ! On apprend aussi que l’emprisonnement de Soul to Soul sur ordre du Président de la République a pour seul but de « serrer » la pression sur Guillaume Soro, autrement dit de lui faire renoncer à toute ambition politique non autorisée par le Président Ouattara. On apprend enfin que l’arrestation du Directeur du Protocole de Guillaume Soro est une manière de lui montrer que le seul Président de la République, c’est le Docteur Alassane Ouattara. N’est-ce pas le comble de l’aveu que nous aurions basculé dans une autocratie ? En vertu du principe de la séparation des pouvoirs, le Chef de l’Exécutif a-t-il le droit d’emprisonner, au mépris du pouvoir judiciaire, un citoyen innocent, qu’il a auparavant employé à des tâches délicates liées au Secret Défense ? Si le Président de la République, selon la presse d’Amadou Gon, peut emprisonner et libérer quand et qui il veut, sommes-nous encore dans un Etat de droit en Côte d’Ivoire ? Poser ces questions n’est en rien injure, car ce sont désormais les libertés fondamentales de tous les citoyens de Côte d’Ivoire qui sont ainsi en péril.

 

L'Expression du 25 septembre 2017

On voit dès lors, au regard de ce qui précède, que le Président de l’Assemblée Nationale Guillaume Soro ne cautionne ni explicitement, ni tacitement de quelconques injures contre le Chef de l’Etat, le Premier Ministre ou le Gouvernement. A tout prendre, nous nous contentons, en citoyens libres et de bonnes mœurs, d’exercer tout simplement les droits reconnus par la constitution du pays. Nos propos relèvent de la description des phénomènes et non de la science-fiction. Ils répondent dialectiquement à des situations avérées et défendent des droits bafoués !
 
Et donc disons trois fois NON  aux fausses fautes attribuées à la compagnie Soro par la presse de Gon Coulibaly. Non,  il n’y a pas faute à dire que sans les armes des FRCI, Ado ne serait point parvenu au pouvoir. Puisqu’élu en décembre 2010, il n’a pu exercer la totalité de ses attributions que le 21 mai 2011, après une crise postélectorale où le Premier Ministre et Ministre de la Défense Guillaume Soro mena les batailles décisives pour la protection de la souveraineté populaire et démocratique. Non, il n’est pas faux de dire comme l’a fait Soul to Soul que l’affaire dite de la cache d’armes n’est qu’un prétexte des hiérarques du RDR pour tenter de neutraliser le PAN Guillaume Soro par un trop visible chantage. Car comme l’a reconnu la Presse de Gon Coulibaly lui-même, cette arrestation a pour but de mettre Soro sous pression.  Et Non encore, Le Président Ouattara n’a pas du tout été traîné dans la boue par son prisonnier Soul to Soul. Il a simplement été invité par une victime de son abus de pouvoir , à assumer pleinement ses actes. Quand on se donne le droit de vie ou de mort sur un homme qui vous a été loyal, la dernière humanité qu’on puisse lui manifester encore consisterait au moins à le reconnaître.
 

Par contre, les silences coupables de Gon Coulibaly sont bien plus évidents et nombreux…

L’histoire complète de la dérive verbale anti-Soro sous le régime RDR devrait partir de la période de 2012 à 2017. Il y aurait largement matière pour un compendium de l’ingratitude de haut vol. Nous avons toutefois choisi pour l’heure, une coupe récente de cette histoire de l’insincérité, à titre purement illustratif. Voyons…
Les 19-22 juillet 2016, des émeutes de l’électricité secouent Yamoussoukro, Daloa, Tiassalé et Bouaké.  Dès le 22 juillet la direction du RDR, notamment par la voix d’Amadou Soumahoro, dénonce «  des actes téléguidés par des mains obscures et des individus aux intentions inavoués ». On vise à mots à peine voilés Guillaume Soro, à qui on attribue le moindre éternuement suspect venu de Bouaké. Amadou Gon Coulibaly, alors Secrétaire Général de la Présidence de la République et haut dirigeant du RDR, se tait allègrement. Tant que c’est Soro qui morfle, la vie continue son bonhomme de chemin au Palais du Plateau.
 Le 23 juillet 2016, le RJR est réuni par le SGA Adama Bictogo et le conseiller du PR, Mamadou Touré, spécialiste attitré des manœuvres cybernétiques en cagoules. Les attaques contre Soro fusent encore, à mots à peine brodés. Un Amadou Gon Coulibaly, tranquille dans sa tour présidentielle, fait le sourd. Il semble comme le PR lui-même ignorer toute cette actualité infamante pour le Président du parlement. Oser le leur dire ? Ils y verront une injure. A eux, on ne doit rien dire. Sinon, la foudre des cieux jupitériens dévalerait les nuées.
 
Lors des mutineries de janvier 2017 et mai 2017, de nombreux cadres du RDR indexent Guillaume Soro comme celui qui tirerait les ficelles derrière la troupe. L’opinion bruit de toutes sortes de calomnies en ce sens. On indexe allègrement Soul to Soul, pour des armes dont toute la haute hiérarchie sécuritaire du RDR connaît non seulement l’existence, mais aussi l’emplacement et les conditions d’acquisition. Le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly se tait avec délectation. Il laisse pourrir l’affaire et lâche ses journaux contre le Président de l’Assemblée Nationale. Au passage, il limoge à tour de bras tout cadre important soupçonné de soroïsme. Il se délecte des injures téléguidées dans la presse parisienne contre Guillaume Soro et vire Alphonse Soro qui s’en est plaint à la primature. Y a-t-il plus coupable silence que celui d’un Chef du gouvernement quand un journal à ses ordres traite le Chef du Parlement de Viktor Bout, d’armurier sans foi ni loi ? Tout cela se passe sous les yeux du PR, du PM, du Gouvernement, qui ne disent rien…
 Au mois d’août 2017, lors des pré-congrès éclatés du RDR, excellentes parodies de démocratie interne quand on sait que c’est le sommet de ce parti qui décide de tout sans sa base, de nombreux cadres proches de Gon Coulibaly déversent des tombereaux d’insanités contre Guillaume Soro. On promet de l’écraser. De le briser. On le maudit à mots bien fleuris. Amadou Soumahoro prévient les soroistes : « On va en découdre avec vous ».  Bien sûr, Gon Coulibaly ne dit rien. Quoi de plus arrangeant ? Sa presse a désormais sa ligne éditoriale : matins, midis et soirs, on traitera Soro et ses camarades de bandits. On les présentera comme coupables du crime de lèse-majesté. On minorera l’épuration des cadres des Forces Nouvelles. On diabolisera l’amitié Soro-Bédié. On intimidera les soroistes. Et c’est sans gêne que quelques jours plus tôt à Abobo, le Ministre de l’intérieur, traitant le Chef du Parlement de fils indigne, annonce qu’un redoutable rouleau compresseur s’abattra sur lui et les siens. On voit bien la suite…Gon Coulibaly se tait, avec la bénédiction d’en haut : tant que c’est Soro qui morfle, ça va ! Et des exemples à foison, il y en a !
 Sauf que les mauvaises choses, comme les bonnes, ont une fin. La riposte est assurée et elle sera toujours à la mesure des offensives de l’ordre autocratique en rodage.  La liberté d’expression en démocratie veut que l’on critique les positions qu’on ne partage pas. L’opinion publique se fait alors une raison en écoutant les protagonistes.  Puis, viennent les élections, où les citoyens renouvellent, retirent ou réattribuent leurs mandats. Nous, compagnons de Guillaume Soro, croyons résolument en cette forme pacifique comme gage de l’éclosion d’une véritable civilisation démocratique en Côte d’Ivoire ! Telle est la nécessité et la voie de l’ère qui se profile dans les douleurs d’enfantement actuelles.  En foi de quoi nous prévenons sur toutes les colonnes que nous répondrons à toutes les joutes dialectiques nécessaires à l’éclosion de la vérité, de la justice et de la prospérité enfin réellement partagées en Côte d’Ivoire. Et bien sûr, nous ne répondrons pas à n’importe quoi, par respect pour  la noblesse immémoriale de l’acte réflexif de penser. Avis à tous ceux en qui la pensée politique est depuis longtemps soumise à une diète chronique de profondeu r…

Source: guillaumesoro.ci

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