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UA: nouvelle taxe sur les importations pour être moins dépendant des bailleurs de fonds extérieurs

Budget de l'UA 2015 (image Jeune Afrique)Meiganga, 17/07/2015 | par Roufaou Oumarou

L'Union Africaine a-t-elle enfin engagée concrétement sur la voie de réduction de sa dépendance totale vis-à-vis des bailleurs de fond extérieurs, notamment occidentaux ? Oui, si l'on en croit l'entousiasme qui entoure la décision de principe qui vient d'être prise à Kigali par les chefs d'Etat du Continent d'introduire une taxe spéciale sur les importations de 0.2% dans chaque Etat membre.

Selon les calculs du Rwandais Donald Kaberuka, ancien Ministre et ancien président de la BAD, la nouvelle taxe devrait rapporter 1,2 milliard de dollars en 2017. Même si on peut sans doute supposer que les estimations sont optimistes et les chances de faire rentrer la totalité du montant estimé faibles, il y a des raisons d'être optimiste parce le budget total de l'UA en 2015, y compris le budget des opérations et programmes spéciaux, était inférieur à un peu moins d'un démi-milliard de dollars.

Une autre piste de solution pour trouver des fonds endogènes est l'introduction d'une taxe spéciale sur les billets d'avion sur tous les vols de/vers l'Afrique et intra-africains, dont le montant devrait osciller entre 15 et 30 $ sur chaque billet. Cette solution est discutée au plus haut niveau depuis plusieurs années, mais toujours aucune décision n'est prise.

Les recettes provenant de toutes ces taxes sont supposées venir compléter les contribution statutaires des Etats, dont plus de 60% de financement en 2015 est assuré par cinq grands contributeurs: Afrique du Sud, Algérie, Egypte, Nigeria et Lybie.

Lors du sommet de Johannesburg en juin 2016, l'Union Africaine s'était donnée un objectif ambitieux de parvenir à financer par des resources uniquement endogènes, dans un délai de cinq ans, l’intégralité de son budget de fonctionnement, 75 % de ses programmes et 25 % de ses opérations de paix et de sécurité.

Comme on peut le voir sur le graphique ci-joint établi par l'hebdomadaire Jeune Afrique, plus de 90% du financement des programmes de l'UA sont assuré par des sources extérieurs, ce qui avait fait dire en 2015 au président du Conseil Economique, Social et Culturel de l'organisation panafricaine, le zambien Joseph Chilenzi, que l'UA est financée à 93% par l'Occident, ce qui entraine automatiquent un rapport de dépendance préjudiciable à la mission primaire de l'organisation de défendre les intérêts de l'Afrique.

La question de l'autonomie voir de l'indépendance financière est un enjeu majeur pour l'Union Africaine, car sa crédibilité et sa capacité à se soustraire aux pressions externes en dépendent. Les Chefs de l'Etat en sont conscient, alors les peuples africains attendent d'eux qu'ils prennent les décisions courageuses qui permettront d'atteindre l'objectif le plus vite possible.

 

Le capitaine Guerandi Mbara