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Vidéo de la toute première interview TV de Nelson Mandela

Toute première interview TV de Nelson MandelaPendant longtemps on a cru que l'interview donnée le 31 mai 1961 par Nelson Mandela au journaliste Brian Widlake de la BBC était sa toute première interview TV. Mais c'est inexact: sa première interview fut donnée en 1956 face à la camera du journaliste hollandais Michael van Poppe.

 

Il y explique en de termes fermes et clairs l'objectif du combat des Noirs Sud-Africains, et cet objectif ne changera pas jusqu'à la victoire finale 40 ans plus tard.

"Dès le début, le Congrés National Africain s'est donné la tâche de combattre le suprématisme blanc. Nous avons toujours considéré que c'est mauvais  pour un groupe racial de dominer un autre groupe racial, et dès le tout début le Congrés National Africain a combattu sans hésitation contre toute forme de discrimination raciale, et nous continueront de le faire jusqu'à obtenir la liberté."

Interview avec Brian Widlake de la BBC en 1961:

Question: que veulent rééllement les "Africains" ?

Mandela: Les Africains exigent, premièrement le droit de vote sur la base du principe Un Homme, Une Voix, et deuxièmement leur indépendance politique.

Question: est-ce que vus voyez la possibilité pour les Africains de se développer dans ce pays sans que les Blancs ne soient jetés dehors ?

Mandela: nous l'avons exprimé très clairement dans notre politique que l'Afrique du Sud est un pays multiracial, il y a de l'espace pour toutes les races.

Question: y -a-t-il d'autres Africains éduqués en Afrique du Sud ?

Mandela: Oui, nous avons beaucoup d'Africains qui sont éduqués et qui participent à la lutte politique. La question de l'éducation n'a rien à voir  avec la question du vote. dans de nombreuses occasions, il a été prouvé dans l'histoire que les gens peuvent jouir du droit de vote même s'ils ne sont pas éduqués, bien sûr nous voulons l'éducation et nous pensons que c'est une bonne chose. Mais vous n'avez pas besoin d'avoir l'éducation pour savoir que vous voulez avoir certains droits fondamentaux. Vous avez des aspirations, vous avez des exigences, cela n'a rien à voir du tout avec l'éducation.

Question: êtes vous en train de planifier d'autres campagne de désobeissances civiles ?

Mandela: Oui, nous avons une résolution a mis en place les conditions pour une campagne de non-coopération avec le gourvernement, et nous sommes actuellement en train de faire les pnas pour implimenter cette aspect de la résolution.

Question: Et si le gouvernement de Dr. Vervoert [Premier Ministre du gouvernement de la minorité blanche de l'époque] ne vous accorde pas à court terme les concessions que vous demandez, y a-t-il une probabilité de violence ?

Mandela:   Il y a plusieurs personnes qui pensent que la réaction du gouvernement à notre politique de "rester à la maison", ordonnant la mobilisation générale, donnant des armes à la communauté blanche, arretant des dizaines de milliers d'Africains,  la démonstration de force à travers tout le pays, malgré notre déclaration très claire que cette campagne est faire par des moyens pacifiques et la non-violence, ferme le chapitre en ce qui  concerne nos méthodes de lutte politique.

Il y a plusieurs personnes qui pensent qu'il est inutile pour nous de continuer à parler paix et non violence à un gouvernement dont la réponse consiste seulement en attaques sauvages contre un peuple déarmé et sans défense, et je pense que le temps est venu pour nous de considérer, à la lumière de nos expériences dans cette campagne du "rester à la maison", si les méthodes que nos avons appliquées jusqu'ici son adéquates.

Comme on le sait, peu après l'ANC fera le choix définitif de la lutte armée, qu'il réussira tant bien que mal à mener sans s'attaquer directement aux civils blancs, alors que le régime raciste d'Apartheid ne se génait pas pour étendre sa repression à toute la population noire et aux pays voisins.

 

Écrit par Roufaou Oumarou

Le capitaine Guerandi Mbara