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Le terrible hiver lybien après Kaddafi: ni Paix, ni Démocratie, ni Souveraineté, ni Petrodollars

L'hyver de la Lybie 5 ans après KaddafiIl y a exactement 5 ans le Colonel Kaddafi était sauvagement assassiné par une coalition de rebelles islamistes protégée dans les airs par l'aviation française offerte par Nicholas Sarkozy. Étaient également assassinés ce 20 octobre 2011, entre autre, le Général Abou Bakr Younès Jaber en même temps que Moatassem Kaddafi.

5 années sont passées et le bilan est plus que catastrophique pour la Lybie et pour toute la région: pas de démocratie, pas de paix, petrodollars confisqués par les réseaux obscures des soutients extérieurs des rebelles, la souverainé chérement conquise sous Kaddafi perdue, les centaines de milliards de fonds souveraines fondus, le pays détruit...et l'avenir plus sombre que jamais.

Contre l'avis de l'Union Africaine mais avec l'aval de la Ligue Arabe dirigée par l'Arabie Saoudite et le Qatar, la France de Nicholas Sarkozy et l'OTAN ont bombardé la lybie, mettant leurs puissantes forces aériennes à la disposition des groupes djihadistes, et ont fini par faire assassiné sauvagement le guide lybien. Leur action militaire était accompagnée d'une formidable campagne de média-mensonges à la tête de laquelle se trouvait le bouillant philosophe français Bernard Henry Levy, avec pour objectif de convaincre l'opinion publique qu'il s'agissait de protéger les civils et de renverser une dictature sanguinaire.

En réalité la présence même et le rôle de l'Arabie Saoudite et du Qatar ainsi que des groupes djihadistes qui ne cachaient à aucun moment leur rejet de la démocratie, prouve si besoin en était , les vrais objectifs de la guerre: changement de régime, pour remplacer la dictature nationaliste, anti-impérialiste et laïque de Kaddafi par une dictature d'inspiration wahabite, dans laquelle certe l'islamisme sera l'idéologie officielle et la sharia le système judiciaire d'état, mais qui sera strictement arrimée aux puissances occidentales protectrices que seront la France, la Grande Bretagne et les USA. Bref adieu la révolution lybienne de 1969, bienvenue la contre-révolution qui effacera les années Kaddafi.

Malheureusement une fois Kaddafi mort, la démonstration de l'efficacité des armes comme l'avion  Rafale faite, la main mise sur les quelques 500 à 700 milliards de dollars du fond souverain lybien et sur la partie des puits pétroliers exploitables, les protecteurs de l'OTAN et de la France plièrent bagage, abandonnant les fractions lybiennes entre elles: c'est la guerre civile que nous connaissons jusqu'aujourd'hui. Profitant du chao, d'autres milices et aventuriers de tout poils pillèrent les arsenaux du pays pour porter la guerre dans tout le Sahel et une partie de la Savane africaine autur du lac tchad (Mali, Niger, Nigeria, etc).

Vendredi dernier à Tripoli une des nombreuses milices armées défia le gouvernement central supporté par les Nations Unies en déclarant son propre gouvernement. L'Etat Islamique est toujours actif dans plusieurs régions du pays, notamment dans la zone de Syrte. Le gouvernement central n'a pas d'armée à lui, dépendant totalement des chefs de guerre, des forces spéciales occidentales (Etats-Unis, Grande-Brétagne et France notamment) et desmilices tribales.

Les drones et les avions de combat américains mènent des raids militaires officiellement contre l'Etat islamique, mais donc personne ne peut authentifier l'action.

Toujours vendredi dernier, on apprenait aussi que la Haute Cour de Justice de Londre rejetait les plaintes de la Libyan Investment Authority (LIA) contre le géant bancaire Goldman Sachs pour tenter de récupere des investissements que la banque avait fait en son nom au temps de Kaddafi, avec des montants de plus 1,2 milliards de dollars.  

Pour la Lybie, le printemps arabe n'a pas mené à un été brillant, mais un hiver sombre et glacé, qui hypothèque son avenir pour les prochaines années. Il n'est pas étonnant que même parmi les ennemis mortels de Kaddafi, on entend des voix s'élever pour regretter la chute de la Jamahiriya.

 

 

Écrit par Roufaou Oumarou

Le capitaine Guerandi Mbara