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Belgique: un assassin et violeur impose la re-introduction de la peine de mort

Belgique: retour de la peine de mort via l'euthanasie? Bruxelles, 17/09/2014 | Roufaou Oumarou

Ailleurs on se bat pour son abolition, mais en Belgique des prisonniers se battent plutôt pour être exécutés. Ainsi un delinquent sexuel et assassin multirecidiviste vient de récevoir l'accord de la Justice belge pour être exécuté par euthanasie à sa propre demande. Frank Van Bleeken, c'est son nom, a dû pour cela mener une bataille de procédure de 3 ans pour forcer la main à l'Etat belge.  

Dans les prisons belges on a dénombré au moins 15 autres prisonniers qui veulent égalemetnt être exécutés de la même manière. Le Royaume de Belgique a supprimé la peine de mort en 1996. Aujourd'hui elle revient par effraction, via l'euthanasie volontaire.

L'homme, qui avait purgé plusieurs peines de prison pour viol et assassinat, est enfermé depuis 30 ans sans perspective de sortir un jour, car la Justice, le jugeant irrécupérable pour la société, avait décidé son internement à vie après le viol et l'assassinat sauvage d'une femme de 19 ans en 1989. C'était son n-ème crime après une libération conditionnelle.

Il ne pourra avoir une chance de libération anticipée que s'il est jugé "guéri" de ses pulsions meurtrières, or dans la prison où il est enfermé il ne réçoit aucun traitement spécifique. Il estime donc être en situation de souffrance psychique insupportable et sans  espoir de guérison, ce qui lui donne le droit de bénéficier de la loi belge sur l'éuthanasie, qui donne le droit à chaque malade de se faire euthanasier, à condition que sa souffrance, qu'elle soit physique ou psychique, est insupportable et sans espoir de guérison.

Dès qu'ils ont appris que Frank van den Bleeken a obtenu de la Justice l'authorisation de se faire euthanasier, quinzes autres prisonniers, internés dans la même situation, se sont manifestés pour demander à subir le même sort, et les spécialistes estiment que le nombre de ce type de demande devrait plutôt augmenter.  

La société belge, qui a récemment élargi le champ d'application de l'euthanasie aux enfants, se retrouve de nouveau devant des questions d'éthiques insolubles. "Nous ne sommes pas sur la bonne voie", réagit par exemple le Dr. Wim Distelmans, qui est un pionnier du mouvement pour l'euthanasie en Belgique. Lui, ne le fera pas même si le prisonnier demandait son "aide", et après lui plusieurs autres médecins ont dit qu'il refuseront de mener l'exécution dans ces cas là.

La famille de la dernière victime de l'assassin estime qu'on devrait le laisser "mourir dans sa cellule", car eux aussi trainent leur souffrance depuis 30 ans, sans recevoir la visite ou l'assistance de tous ces spécialistes qui tournent autour de l'assassin de leur enfant.

Pour la très grande majorité de l'opinion publique, ce qui arrive n'est qu'un retour masqué de la peine de mort, avec la particularité que cette fois elle sera exécutée à la demande des prisonniers eux-mêmes.

Le capitaine Guerandi Mbara