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Côte d'Ivoire: les raisons du soutien ferme de Guillaume Soro au Président Ouattara dans la réforme constitutionnelle

Soutien ferme de Guillaume Soro au Président Ouattara dans la réforme constitutionnelle: raisons.30/08/2016 | Une tribune internationale de Franklin Nyamsi, Professeur agrégé de philosophie (Paris, France)

Les grandes nations de ce monde n’ont pas seulement été bâties par des grandes alliances rassemblant le plus largement possible, les forces vives de leur corps social. Elles ont été aussi construites sur des relations personnelles exceptionnelles, faites de confiance, de loyauté, de fidélité et d’amour du Bien Commun.

En voulez-vous un exemple contemporain? Telle est la nature de la relation spéciale qui lie le Chef du Parlement Ivoirien avec son Doyen politique, le Chef de l’Etat de Côte d’Ivoire, Son Excellence Alassane Ouattara. J’en suis profondément convaincu, et je voudrais partager cette conviction rationnelle avec tous ceux qui accordent de la valeur à la noblesse politique du service pour le peuple.

En effet, malgré tous les efforts endiablés et redoublés d’une certaine officine d’intoxication intérieure et extérieure pour découvrir coûte que coûte des nuances, voire des contradictions entre le président de la république et son cadet et fils politique Guillaume Soro, le moindre effort de réflexion atteste en réalité de la solidité convaincante de leur relation affective, politique et géostratégique. Comment l’illustrer encore à juste propos dans les lignes qui suivent? En mettant en exergue les raisons objectives et fécondes pour lesquelles le soutien de Guillaume Soro à la réforme constitutionnelle entreprise par le président de la république a été, est et sera sans faille. J’énoncerai dans les lignes qui suivent, trois types de raisons qui attestent éloquemment de ce soutien de Guillaume Soro à la réforme constitutionnelle entreprise par le président Alassane Ouattara: 1) Des raisons historiques; 2) Des raisons politiques; 3) Des raisons morales et spirituelles

Raisons historiques

Le Président de la république Alassane Ouattara et le chef du parlement ivoirien partagent étroitement une longue expérience de compagnonnage de lutte politique, contre les péripéties de l’idéologie de l’exclusion qui a empoisonné la Côte d’Ivoire dès le début des années 90. L’histoire de Côte d’Ivoire, depuis 1989, les a littéralement mis en union de destin.

Arrivé en 1991 à l’Université nationale de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro commence sa vie syndicale Solide relation Soro-Ouattarauniversitaire quand Alassane Ouattara, unique premier ministre du Président Félix Houphouët-Boigny, affronte d’ores et déjà, en même temps que le redressement de la socioéconomie ivoirienne, le harcèlement identitaire de ceux qui le traitent violemment d’étranger en Côte d’Ivoire. Originaire du nord de la Côte d’Ivoire, dont les ressortissants sont tous désormais stigmatisés à travers la figure tutélaire du premier ministre Ouattara, Guillaume Soro prend conscience, en même temps que de la crise du multipartisme naissant alors, de la crise identitaire qui déchirera la Côte d’Ivoire de 1993 à 2011. L’étudiant révolutionnaire d’alors prendra fait et cause pour le démocrate républicain Alassane Ouattara, même s’il ne partage pas l’esprit du parti unique qui obnubile alors le PDCI-RDA.

A partir de 1994, naît le RDR, d’un schisme fratricide du PDCI-RDA. Guillaume Soro, qui est élu à la tête de la FESCI en 1995, participera à la naissance du Front Républicain rassemblant notamment le RDR d’Alassane Ouattara et le FPI de Laurent Gbagbo, contre l’exclusion ivoiritaire, alors portée aux nues par l’intellocratie du PDCI-RDA, rassemblée dans la tristement célèbre CURDIPHE.

En 1998, Guillaume Soro vivra la crise identitaire ivoirienne à l’intérieur même de la FESCI, lorsque des arguments ethnicistes sont mobilisés par un Blé Goudé manipulé par le FPI de Laurent Gbagbo, pour contrer la candidature du Mona Karamoko Yayoro à la tête du célèbre syndicat estudiantin d’alors. Au même moment, Alassane Ouattara, stigmatisé par le régime PDCI-RDA d’alors, est en exil et ne reviendra en Côte d’Ivoire qu’après le coup d’Etat du Général Robert Guéi. Le répit de la répression ivoiritaire sera cependant de très courte durée, puisque sous l’incitation du FPI de Gbagbo, le général Guéi promulgue une constitution polémique en août 2000, contenant tous les articles de haine et d’exclusion qui plongeront la Côte d’Ivoire dans la guerre identitaire dès le Charnier de Yopougon en octobre 2000.  La dérive de la junte du CNSP et la radicalisation de l’ivoirité sous Gbagbo voient définitivement liés les destins politiques du RDR d’Alassane Ouattara et de la jeunesse républicaine et panafricaniste ivoirienne qu’incarne incontestablement Guillaume  Soro, homme de l’année 1997 dans son pays. Faut-il rappeler qu’en octobre 2000, alors que des soldats pro-Gbagbo veulent le tuer, Soro offre sa vie à la défense de celle du leader de la résistance anti-ivoiritaire qu’est depuis 1993, son doyen Alassane Ouattara?  Faut-il rappeler qu’en décembre 2000, il est déjà candidat suppléant de la professeure Henriette Diabate aux législatives, sous la bannière du RDR, qui n’a alors que 6 ans d’existence?

On connaît la suite. Voyant la voie politique bouchée par la violence impitoyable des Refondateurs, Soro et ses compagnons générationnels, courageusement et librement, à la tête du MPCI (Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire), puis des Forces Nouvelles, entament une bataille décisive contre le pouvoir FPI, qui va contraindre dès 2002, Laurent Gbagbo et son camp à la rénégociation du contrat sociopolitique ivoirien, depuis les Accords de paix de Lomé, Dakar, Rome, Accra, Linas-Marcoussis, Prétoria, jusqu’au célèbre Accord de Paix de Ouagadougou en 2007, à l’issue duquel Guillaume Soro, nommé premier ministre, reçoit la lourde responsabilité d’organiser les premières élections présidentielles réellement ouvertes, transparentes et démocratiques de l’après Houphouët-Boigny. Durant toute la période de la négociation des Accords, la loyauté et l’intégrité de la relation entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara ne souffriront jamais d’un couac, malgré les tentatives de nombreux opportunistes pour les entacher de soupçon. Et c’est un Guillaume Soro, lui-même à l’écart de l’élection présidentielle 2010, qui reconnaît et soutient le président démocratiquement élu de Côte d’Ivoire, dans les conditions périlleuses que l’on sait, allant même jusqu’à traverser des rangées de chars pour annoncer à Laurent Gbagbo sa défaite électorale, dans sa propre demeure. Et sans surprise, c’est à Guillaume Soro que le président de la république Alassane Ouattara confiera de 2010 à 2012, la direction du gouvernement et du ministère de la défense de Côte d’Ivoire, avant de soutenir son élection à la tête de l’Assemblée Nationale en mars 2012, faisant du coup de lui, son dauphin constitutionnel depuis près de cinq ans. Confiance mutuelle constante, persévérante et avérée. En temps de péril, comme en temps de paix. Qui n’a pas vu la présence constante du Chef de l’Etat auprès de Guillaume Soro et son indéfectible soutien lors de la série de complots intentés contre le député de Ferkéssédougou par l’intoxication intérieure et extérieure, en novembre 2015, décembre 2015, janvier 2016 et consorts?  L’Histoire n’atteste-t-elle pas, de 1995 à 2016, de l’exceptionnelle constance et de la solidité du duo Ado-Soro?  On ne le verra encore davantage par la cohérence de leur positionnement sur la réforme constitutionnelle actuellement en cours dans le pays.

Écrit par Professeur Franklin Nyamsi

Le capitaine Guerandi Mbara