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CENTRAFRIQUE: VICTIME D’APPÉTITS ET D’ABSENCES DE VISION

CENTRAFRIQUE: VICTIME D’APPÉTITS ET D’ABSENCES DE VISION08/10/2016 | Jacques Ayandho

N’oublions jamais, ou alors sachons-le, parce que très important et nécessaire avant toutes analyses, sans aucun doute également de tous jugements, toutes appréciations à venir, au niveau sous-régional Afrique Centrale, notre pays, la République Centrafricaine, le 19 septembre 1979, jour du retour aux affaires de feu l’ancien Président David DACKO, notre cher et jadis paisible pays, la République Centrafricaine, avait été précurseur dans l’annonce et surtout de son choix de l’expérience démocratique, au grand damne de tous ses pairs…

Tout comme la République Centrafricaine a aussi été initiatrice des « tables rondes », des « dialogues politiques », des « conférences nationales »… Il est important de se souvenir, il est plus que nécessaire de s’en rappeler. Parce que non seulement nous ne devons pas, mais nous ne pouvons pas nier les faits intimes et liés à l’Histoire. Sinon, nous ne formulerons jamais les seules bonnes questions susceptibles de nous éclairer et, ainsi, nous n’aurons jamais non plus les seules bonnes réponses à tous nos problèmes. Et fort de la situation qui prévaut dans notre pays, et plus que jamais, nous avons rendez-vous avec l’Histoire. Ce rendez-vous ci, nous n’avons pas le droit de le rater parce qu’il y va de notre survie à tous en tant que peuple, en tant que patrie, en tant que nation. Car, avec le « pédigrée » de référence qui est celui de tout notre cheminement politique et social, rien ne saura excuser notre échec.

Lorsque les faits ainsi nous interpellent au plus haut point, nous devons répondre présent. Partant, la suite arithmétique des événements que le pays a connu et continue de subir, devenue exponentielle et catastrophique, commande aujourd’hui et demain encore le patriotisme de tous, celui de tout un chacun.
En effet, depuis plusieurs décennies, certaines âmes en quête éperdue de pouvoir et de responsabilités se sont toujours trompés d’ennemis et donc de combats. Il y a eu des us et des abus. En dépit des nombreuses perches à eux tendues par le peuple, leur insensibilité, leur absence d’écoute et de projets, leurs appétits les obligeaient à une dramatique cécité. A telle enseigne que des us et des violences étaient de pratique de gouvernance, faisant désormais entrer dans nos vies, dans notre quotidien, des faits de bois, de machettes, de fusils et de mitrailleuses… Tout cela, au nom de « l’ordre constitutionnel » pour les uns voire de la « libération du peuple », pour les autres… Dans les deux cas, le dit peuple n’a jamais été épargné de ces rivalités devenues meurtrières et dévastatrices. Et, dans cette obscure traître confusion générale qui s’en est suivie, certains esprits illuminés seraient depuis en proie à un délire sévère et violent de partition de notre pays, la République Centrafricaine.

Tous citoyens de notre seul et unique pays, nous sommes chrétiens, nous sommes musulmans, nous sommes athées ou autres. Toutes les communautés, toutes les confessions, ont leur place dans ce pays qui est le nôtre et à tous. Personne ne peut, en toute sincérité, qu’il n’y ait pas quelques inégalités en notre Cité. Celles-ci ne sont pas propres à une communauté ou à une confession religieuse. C’est le fait de certaines carences, de certaines imperfections, à devoir bien évidemment corriger.

Personne ne saura nier le fait plus que probant qu’il y ait toujours eu, ici et là, des manquements, des inégalités, qui auraient fini par être traduits et vécus, autant par les uns que par les autres, sans aucune distinction d’ailleurs, comme de l’injustice ou une marginalisation par les pouvoirs publics successifs.
Que plus personne ne vienne nous tromper, nous diviser et nous amener à nous entre tuer. Chacun aura remarqué que malgré certains de ces actes malheureux qui nous aurons jusqu’ici douloureusement frappés et accablés, même si nous appréhendons un peu de l’imprévisible, nous continuons de nous croiser et de vivre ensemble. Seuls des actes à vocations, inopinés et violents nous heurtent, nous horrifient et nous poussent mutuellement, de manière pulsionnelle et incontrôlée, en des actes spontanés, momentanés, souvent plus que dommageables à notre enviable cohésion séculaire.

Le problème de notre pays n’est pas une question de vols à la tire ou de petits larcins. Nous sommes un pays en arrêt, en très grande difficulté de paix et de sécurité. Nous sommes aussi et surtout un vaste territoire depuis occupé par des hordes armées. Il semble que certains d’entre ceux qui sévissent par des actes violents et criminels seraient connus de certains corps et services… Après toute une série d’actes crapuleux, criminels, aujourd’hui, par le fait d’assassinat d’un Officier supérieur des Forces Armées centrafricaines, l’Etat sinon son autorité a été défiée, ciblée et finalement atteinte… Aussi et malheureusement, d’autres paisibles personnes auront payé injustement le prix fort de cette énième colère irréfléchie par la perte de leurs précieuses vies…

Que leurs âmes reposent en paix!

Que l’ordre, l’honneur et la dignité, reviennent en République Centrafricaine.

 

Écrit par Jacques Ayandho

Le capitaine Guerandi Mbara